Star Wars – Vader Immortal : notre test sur Oculus Quest

L’Oculus Quest est un casque autonome particulièrement prometteur, doté de son propre processeur et de sa propre puce graphique interne. Vendu entre 450 et 550 euros, l’objet dispose déjà dans son catalogue d’un argument massue : une aventure immersive officiellement intégrée au Canon de la saga Star Wars.

Ecrit par David S. Goyer, coscénariste de Batman Begins et de la trilogie Blade, Star Wars – Vader Immortal est l’un des rares blockbusters en réalité virtuelle sortis ces dernières années. Découpé en trois chapitres d’environ quarante minutes chacun, le jeu vous balade dans une série de décors grandioses. Le récit commence dans une aéronef sur le point de passer en vitesse lumière, puis vous arrivez dans l’orbite de Mustafar, la fameuse planète volcanique où Anakin Skywalker fut mutilé par Obi-Wan Kenobi dans Star Wars Episode III ; une planète qu’on retrouvait avec délectation dans Rogue One – A Star Wars Story. Après une approche mouvementée, vous êtes capturé par les forces du Seigneur Sith, et devez vous enfuir de votre geôle.

Votre périple vous amène à combattre des droïdes au sabre laser et à progressivement déchaîner votre révéler de la Force. Le sabre peut être utilisé au corps-à-corps ou pour renvoyer les lasers vers ses adversaires (une opération plus intuitive qu’elle en a l’air, contrôleurs en mains), et il est possible dès le second chapitre d’accéder à des pouvoirs plus complexes (saisir des objets à distance, projeter des ennemis, etc.). Le climax du troisième chapitre vous amène à surplomber une bataille rangée à l’entrée du château de Vador, à affronter des hordes de stormtroopers au fusil laser ou à dessouder du AT-ST au canon lourd. Epique.

S’il est particulièrement généreux en fan service (on croise notamment un Rancor à quatre bras dans les sous-sols de Mustafar), Vader Immortal s’imprègne peu à peu d’une mythologie digne de la légende d’Arthur, avec une simili-Excalibur laser à l’appui. Baignant dans une ambiance moyenâgeuse sans toutefois trahir le statut de Space Opera de l’oeuvre, le production design est une réussite exemplaire, magnifiée par la finesse d’un moteur graphique particulièrement avare en bugs (c’est suffisamment rare en VR pour être souligné). La gestion du Motion Sickness inhérent à la réalité virtuelle est elle aussi convaincante, la mise en scène évitant autant que possible les déplacements inutiles. On doit à ce niveau remercier le réalisateur Ben Snow, un vétéran des effets visuels dont la filmographie compte Star Wars Episode II : L’Attaque des Clones. Pour l’anecdote, Snow était déjà à la tête de l’attraction virtuelle Star Wars : Secrets of the Empire, une merveille conçue par ILMxLAB que nous avions essayée à Los Angeles en 2018. Si Vader Immortal n’égale pas encore ce joyau de technologie et d’immersion, au croisement entre le ride VR et l’Escape Game, il offre sans doute l’expérience domestique qui peut s’en rapprocher le plus aujourd’hui.

En bref : une aventure incroyablement immersive qui capitalise sur les figures imposées de Star Wars (gunfights futuristes, combats au sabre) mais développe aussi le background de son anti-héros en s’inspirant des mythes moyenâgeux. Une réussite majeure pour la réalité virtuelle, qui devrait vous aider à patienter sereinement jusqu’à Half Life Alyx…

Notre Verdict : 8/10

Crédits : Lucasfilm, ILMxLAB

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