Super Mario Maker 2 : Notre Test

Sorti en 2015, Super Mario Maker n’avait pas bénéficié de la visibilité qu’il aurait mérité en raison de l’échec commercial de la Wii U. Ce second opus sur Switch devrait permettre au plus grand nombre de découvrir les possibilités quasi-infinies qu’offre de petit joyau vidéoludique.

Le concept du level builder n’est pas nouveau : à la fin des années 2000, Sony avait déjà jeté un pavé dans la mare du jeu de plates-formes avec LittleBigPlanet. Super Mario Maker n’est donc pas révolutionnaire en soi, Nintendo reprenant à son compte le concept de création et de partage de niveaux parmi sa communauté de fans. Le premier atout de Super Mario Maker tient évidemment à l’univers du plombier, pilier du genre dans son ensemble. L’idée de pouvoir concevoir ses propres parcours d’obstacles, remplis de tuyaux, de champignons, de nuages et autres plantes carnivores est déjà jouissif sur le papier, mais dans les faits, le résultat dépasse les espérances les plus folles. Directement issu de l’opus Wii U, l’outil de level design est à la fois très accessible et d’une richesse folle, les joueurs pouvant à peu près tout manipuler selon leurs désirs. Proposant plusieurs designs possibles, rendant hommage aux épisodes Nes, Super Nes ou Wii, le titre offre un terrain d’expérimentation grisant, qui finira forcément par révéler la personnalité des gamers. Certains pourront ainsi se diriger vers de la torture pure et simple, avec des embûches infranchissables ou des ennemis par centaines ; d’autres pourront concevoir des rides dignes d’une fête foraine, en délimitant des parcours de plates-formes mouvantes ou de nuages mobiles, des éléments absents de l’opus précédent.

S’il n’a rien de révolutionnaire par rapport à son modèle, Super Mario Maker 2 a le bon goût de proposer quelques nouveautés non négligeables, notamment des structures verticales pour les niveaux, ou des zones de vent paramétrables par le joueur / créateur. Des super pièces peuvent désormais être disséminées à travers les niveaux, valant respectivement 10, 30 ou 50 pièces standards. Il est également possible d’ajouter des conditions de victoire, par exemple collecter 50 pièces avant d’arriver à la fin du niveau.

Afin de mieux comprendre quelles mécaniques de gameplay peuvent booster vos diverses créations, Super Mario Maker 2 inclut également un mode histoire constitué d’une centaine de niveaux inédits, tous ou presque basés sur un concept délirant et une idée de game design forte. D’un level à l’autre, il faut gagner le plus de pièces possibles afin d’avancer dans une intrigue relativement sommaire, où Mario doit trouver les moyens de financer la fabrication de plusieurs châteaux. Si d’un point de vue dramatique, on est dans la moyenne basse de la série, les phases de plates-formes sont toutes d’une inventivité assez impressionnante ; la moindre des choses pour tout épisode de Mario.

Notre Verdict : 8/10

Crédits : Nintendo