Contra / Castlevania : des compilations pour les 50 ans de Konami

Les compilations rétro ont le vent en poupe, et la vente facile. S’inspirant de ses confrères de Capcom, Sega et SNK, Konami a décidé de redoubler d’efforts dans le genre pour fêter ses cinquante années d’existence – et au passage redorer son blason auprès des hardcore gamers, échaudés par le renvoi controversé de Hideo Kojima il y a quelques années.

Une première compilation dédiée à la saga Castlevania est d’ores et déjà disponible sur Switch, PS4, Xbox One et PC. Celle-ci regroupe les jeux suivants :

  • Castlevania (NES)
  • Castlevania II : Simon’s Quest (NES)
  • Castlevania III : Dracula’s Curse (NES)
  • Castlevania : The Adventure (Gameboy)
  • Castlevania II : Belmont’s Revenge (Gameboy)
  • Super Castlevania IV (Super Nintendo)
  • Castlevania Bloodlines (Megadrive)
  • Kid Dracula (Gameboy, inédit en Occident)

On aurait évidemment aimé que les opus Game Boy Advance et PlayStation (le sublime Symphony of the Night) soient inclus, mais la présence des opus 16 bits devrait déjà combler pas mal de fans. Comme le veut la coutume, des filtres rétro et divers habillages pour les côtés de l’écran sont proposés, de même qu’une option de sauvegarde franchement bienvenue, au vu de la difficulté parfois frustrante de la série.

Autre franchise culte de Konami, Contra a marqué le jeu vidéo des années 1980 au fer rouge, en adaptant officieusement des films tels que Rambo et Predator. Une anthologie consacrée à la série sortira cet été au prix de 20 euros, regroupant les titres suivants :

  • Contra (Arcade)
  • Super Contra (Arcade)
  • Super C (NES)
  • Contra III : The Alien Wars (Super NES)
  • Contra : Hard Corps (Megadrive américaine)
  • Contra (NES)
  • Contra (Famicom)
  • Operation C (Gameboy)
  • Probotector (Megadrive)
  • Super Probotector : Alien Rebels (Super Nintendo européenne)

Il sera également possible de télécharger gratuitement les versions japonaises de certains épisodes, certains sprites ayant été modifiés lors du passage au marché occidental, les guerriers aux bras nus se transformant parfois en cyborgs surarmés pour éviter de tomber dans le filet de la censure. Eh oui, il fut un temps où l’univers visuel de Contra était considéré comme « réaliste » par les associations anti-jeux vidéo, qui voyaient presque dans ces fusillades pixelisées un appel au meurtre. Trente ans plus tard, ces Run & Gun paraissent bien inoffensifs comparés aux Third Person Shooters récents, mais n’ont pour la plupart heureusement rien perdu de leur inventivité et de leur dynamisme.

Crédits : Konami