Yakuza Kiwami : Notre Test sur PC

Quelques mois après Yakuza Zero, Yakuza Kiwami, remake du jeu original de la PlayStation 2, a droit à une conversion surprise sur PC. Sega accélère clairement son exploitation de la saga en Europe ; une bonne nouvelle pour les fans, qui ont longtemps dû se contenter d’imports hors de prix.

Très inspiré par la saga Shenmue, également produite par Sega (et qui eut beaucoup de mal à rembourser son budget, inédit à la fin des années 1990, de plusieurs dizaines de millions de dollars), Yakuza est une simulation de criminel tokyoïte incroyablement addictive : on se balade librement dans un quartier emblématique de la capitale nippone (inspiré du véritable Kabukicho, connu pour en être l’un des lieux les plus chauds), on visite des boutiques et restaurants divers pour dépenser de l’argent virtuel honteusement gagné, on enchaîne les combats de rue comme dans un bon vieux beat’em all (avec ce qu’il faut de combos et de coups spéciaux à l’ancienne), et l’on prend part à des activités parallèles allant de l’anecdotique (soirée de drague dans des bars branchés, parties de mahjong) au franchement méta (il est possible de jouer à des vieux jeux Sega dans des salles d’arcade !). Parmi les mini-jeux annexes, Yakuza Kiwami ne fait pas dans la dentelle : on a droit à du karaoké, du bowling, du billard, de la drague dans des bars, et le remake accueille deux nouvelles activités totalement inédites. D’un côté, un jeu de circuit électrique totalement absurde, rappelant par certains aspects le jeu Off-Road sur machines 8-bits. De l’autre, un tournoi de catch féminin consistant en un jeu de Pierre-Papier-Ciseaux, et mettant en scène des personnages très largement dénudés. Hilarant, et totalement dans l’esprit de la série.

Rien ici ne réinvente évidemment la formule Yakuza. Le système de progression proche du RPG est inchangé, on a toujours droit à une avalanche de cinématiques parfois interactives (à la Shenmue, donc) hélas uniquement sous-titrées en anglais, et les affrontements sont toujours basés sur quatre styles de combat (le joueur passe de l’un à l’autre en fonction de la situation et des adversaires). Les phases de boss sont, comme d’habitude, les plus intéressantes en termes de challenge et de mise en scène, en particulier les nombreuses apparitions du borgne Goro Majima, que l’on peut désormais affronter à peu près à n’importe quel moment du jeu.

Bâti sur le même moteur que Yakuza Zero, ce remake bénéficie d’un traitement visuel en phase plus en phase avec les opus les plus récents. Les modélisations sont soignées, les textures assez fines, les effets de lumière dignes du panorama réel de Tokyo et le framerate, sur un PC relativement puissant, ne faiblira jamais.

Notre Verdict : 8/10

Crédits : Sega